Rencontres internationales de la bande dessinée

© Maran Hrachyan

Rencontres internationales de la bande dessinée

Construire un avenir pour les auteurices

Jeudi 12 novembre 2026 de 8h30 à 17h30

Cité internationale de la bande dessinée et de l’image
Vaisseau Mœbius, 121 rue de Bordeaux, 16000 Angoulême

 

Pour l’édition 2026 des Rencontres Internationales de la Bande Dessinée, la Cité internationale de la bande dessinée s’associe aux États Généraux de la Bande Dessinée (EGBD) pour consacrer une journée aux enjeux et à l’avenir du métier d’auteurice.

Après une synthèse du rapport présenté par les EGBD à l’Assemblée nationale le 23 mars 2026, des tables rondes permettront de faire le point et chercheront des pistes d’évolution sur les thématiques suivantes : les rapports auteurices/éditeurices, la situation des autrices, la représentation collective des auteurices et les propositions émanant de la sphère politique.

Inscription gratuite, réservation conseillée : Formulaire de réservation

Programme

Ce programme est susceptible de modifications

9h : Discours d’accueil

9h15 – 10h : Le rapport des EGBD : constat et synthèse de l’étude

Le rapport présenté par les EGBD à l’Assemblée nationale le 23 mars 2026 met en lumière la situation préoccupante traversée par la filière bande dessinée : crise économique affectant les auteurices, les éditeurs, les libraires ; crise du lectorat ; crise de confiance dans les relations auteurs-éditeurs et envers les pouvoirs publics. Ce temps de constat et de synthèse introduira les temps forts de la journée, 4 tables rondes rassemblant auteurices, éditeurices, élu·es, syndicats et acteurices de la filière.

Avec Denis Bajram (auteur et dessinateur de bande dessinée, cofondateur des EGBD) et Sylvain Aquatias (sociologue, maître de conférences, spécialiste de la BD)

10h - 11h30 : Édition : relations auteurices / éditeurices

Cette première table ronde proposera un état des lieux des relations auteurices-éditeurices et plus particulièrement les questions de la relation contractuelle, des rémunérations, de la durée des cessions de droits, de la clause de conscience… autant de sujets abordés ces temps derniers dans l’actualité éditoriale française.

Avec Laureline Mattiussi (autrice et dessinatrice de bande dessinée), Jean-Louis Gauthey (fondateur et directeur des éditions Cornélius, représentant du SEA, Syndicat des Editeurs Alternatifs), Benoît Peeters (écrivain, scénariste BD, fondateur et président des EGBD) et Benoit Pollet (Directeur général des éditions Glénat, président jusqu’en 2025 du groupe Bande dessinée du groupe du Syndicat national des éditeurs, SNE, membre actif du groupe)

Modérateur : Sébastien Cornuaud (juriste à la Maison des auteurs – Cité de la BD, spécialisé en Droits d’auteur)

11h30 – 13h : La situation des femmes

Le rapport des EGBD a pointé du doigt la situation particulière des autrices. Cette table ronde évoquera entre autres la question des différences de rémunération, les actions de lutte contre les violences sexistes et sexuelles et les préconisations de la population des auteurices.

Avec Valérie Mangin (scénariste de bande dessinée, fondatrice des EGBD), Marie-Paule Noël (autrice-traductrice et éditrice de bandes dessinées, Présidente du festival de bande dessinée de Perros-Guirec) et Mirion Malle (autrice de bande dessinée, et du Blog « Commando Culotte »), un.e représentant.e de maison d’édition

Modératrice : Louise Ageorges (journaliste Livres Hebdo)

— Pause déjeuner —

14h – 15h30 : Quelle représentation collective pour les auteurices ?

Cette table ronde abordera les questions de la place et de la reconnaissance que l’État accorde aux auteurices, en matière de statut, de protection, de modes de représentation. Quelles organisations professionnelles, peuvent représenter les auteurices dans les négociations ou relations avec les organes de l’État ?

Avec Samantha Bailly (autrice, scénariste et vidéaste, co-présidente de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse et présidente d’honneur de la Ligue des auteurs professionnels), Frédéric Young (Délégué Général de la SCAM, Société Civile des Auteurs Multimédia et de la SACD, Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques en Belgique), Fabrice Benkimoun (sous-directeur des professions de la création, à la direction générale de la création artistique du ministère de la culture) et un représentant de la mission IGAC/IGASS

15h45 – 17h : Que propose le politique ?

Cette dernière table ronde montrera ce que propose les pouvoirs publics par rapport aux sujets évoqués (précarisation, statut, reconnaissance, VSS, relation contractuelle, rémunérations, IA, crise économique, crise du lectorat, etc.) Qu’est-ce qui est faisable, qu’est-ce qui ne l’est pas ? Pourquoi et Comment ?

Quelles propositions/solutions relèvent du champ de compétences de la sphère politique nationale (et/ou européenne) ? Qu’est-ce qui peut relever de la sphère politique locale, départementale, régionale ?

Avec Stéphanie Le Cam (directrice de la Ligue des Auteurs Professionnels), Sylvie Robert (sénatrice Ille-et-Vilaine), Dorine Bregman (députée de la 7e circonscription de Paris et membre de la commission des affaires culturelles et de l’éducation) et Gérard Desaphy (maire adjoint à la Culture Ville Créative UNESCO et Francophonie d’Angoulême, Vice-Président en charge de la culture, politique de l’image et coopérations internationales du GrandAngoulême, Vice-Président de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image)

Modératrice : Eglantine de Boissieu (Directrice Générale de la SAIF, Société des Auteurs des arts visuels et de l’Image Fixe)

17h : Conclusion

Par Vincent Eches, directeur de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image

Organisation :



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Vidéo de présentation à l’Assemblée nationale des résultats de l’enquête auteurs

La vidéo de la présentation des résultats de la seconde enquête auteurs des États Généraux de la Bande Dessinée à l’Assemblée nationale le 23 mars est maintenant en ligne.

Après une introduction par Soumya Bourouaha, députée, l’étude est longuement expliquée par l’équipe des EGBD, les auteurs Benoît Peeters, Denis Bajram, Valérie Mangin et le sociologue Sylvain Aquatias. Elle se termine par une série de questions de la salle.

Cette présentation a été suivie de deux débats, tous les deux aussi disponibles en vidéo.

Le premier débat porte sur la situation sociale des artistes-auteurs. L’équipe de EGBD en discute avec Églantine de Boissieu, directrice générale de la SAIF et Stéphanie Le Cam, directrice de la Ligue des auteurs professionnels, ainsi qu’avec l’assemblée présente.

Le second débat est consacré aux évolutions législatives destinées à protéger les artistes-auteurs. Ce sont trois parlementaires qui en discutent avec Samantha Bailly : les députées Soumya Bourouaha (Gauche Démocrate et Républicaine) et Céline Calvez (Ensemble pour la République) et la sénatrice Monique De Marco (groupe Écologiste – Solidarité et Territoires). Ce débat est accompagné de questions et d’interventions du public.

Les EGBD et la Ligue des auteurs professionnels remercient Mme la Députée Soumya Bourouaha et Mme la Députée Céline Calvez de leur invitation, ainsi que leurs équipes pour l’efficacité avec laquelle l’événement a pu être organisé.

Ils remercient aussi Mme la Ministre Camille Gaillard-Minier qui, quand elle était députée, a participé à l’initiative de cette journée.

Les EGBD remercient enfin la Ligue et la SAIF qui ont financé la captation vidéo de l’événement.

Les EGBD à Bruxelles

Le samedi 28 mars à 18 h, l’équipe des États Généraux de la Bande Dessinée sera à la Foire du livre de Bruxelles pour présenter sa toute nouvelle enquête auteurs. Cette présentation sera suivie par un débat avec le public en présence de Lison Ferné de l’ABDIL, fédération professionnelle des auteurices de la Bande dessinée et de l’Illustration.

FOIRE DU LIVRE DE BRUXELLES

Samedi 28 mars 18 h – Théâtre de l’imaginaire

Quel futur pour la bande dessinée ?

Présentation des résultats de l’enquête auteurs
par Denis Bajram, Valérie Mangin et Benoît Peeters

suivie d’un débat en présence de Lison Ferné pour l’ABDIL

Publication des résultats de la seconde enquête auteurs

Une profession de plus en plus fragile

Après avoir été présentés le lundi 23 mars à l’Assemblée nationale, les résultats de la seconde enquête auteurs des États Généraux de la Bande Dessinée sont maintenant en ligne sur le site www.etatsgenerauxbd.org.

Avec près de 1200 réponses, c’est un échantillon très représentatif de la population des auteurs et autrices de Bande Dessinée qui a répondu à cette enquête. Les premiers résultats sont présentés sous la forme d’un document d’infographie statistique le plus accessible possible à tous. Il commence par un résumé en 11 points, puis offre près de 100 pages de graphiques et d’analyses.

Ne nous le cachons pas, cet état des lieux confirme et amplifie le constat de précarité de la première enquête de 2015. La situation est, hélas, toujours plus inquiétante pour la très grande majorité des auteurs et autrices et ce sur le plan social, financier mais aussi éditorial. C’est leur avenir même qui semble menacé.

L’équipe des États Généraux de la Bande Dessinée va continuer à exploiter les données de cette enquête, en particulier selon les demandes qui lui seront faites. De nombreux rendez-vous de présentation et de discussion sont aussi en cours d’organisation. Nous espérons surtout que les résultats de cette enquête vont amener enfin toute la filière de la BD comme les pouvoirs publics à se concerter et à prendre les décisions nécessaires à assurer un avenir aux auteurs et autrices. Il est urgent de reconstruire, ensemble, un futur pour la Bande Dessinée.

Les États Généraux de la Bande Dessinée

Résultats de la seconde enquête auteurs : présentation à l’Assemblée nationale puis publication en ligne

Présentation à l’Assemblée nationale

Lundi 23 mars à 14h aura lieu à l’Assemblée nationale la présentation des résultats de la seconde enquête auteurs des États Généraux de la Bande Dessinée.

Elle sera faite par ses auteurs, Benoît Peeters, Denis Bajram, Valérie Mangin et Sylvain Aquatias, puis sera suivie d’un état des lieux sur la situation et l’avenir des artistes-auteurs. Les EGBD remercient Mme la Députée Soumya Bourouaha et Mme la Députée Céline Calvez de leur invitation.

Les places étant limitées, veuillez-vous inscrire en ligne sur ce lien : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSd4j85l5j7xokW1unUuIv6WJHH1sAsRakwkHZYY3WxtNuzwcQ/viewform

L’entrée se fera 126, rue de l’Université, Paris 7e. L’accès étant soumis au contrôle de sécurité, une pièce d’identité en cours de validité devra être présentée.

Publication en ligne

Le PDF des résultats de la seconde enquête auteurs des États Généraux de la Bande Dessinée sera publié le mardi 24 mars au matin sur le site www.etatsgenerauxbd.org.

Ce vaste bilan de la situation des auteurs et autrices compte plus de 100 pages, 150 graphiques et autant d’analyses. Tout en dressant un portrait riche et complexe de la population des auteurs et autrices, il montre leurs trop nombreuses difficultés présentes et en annonce même de futures. Cette étude ne pourra qu’inviter les acteurs de la Bande Dessinée et les pouvoirs publics à travailler ensemble pour préserver l’avenir du 9e Art.

Les États Généraux de la Bande Dessinée

 

 

Pourquoi les EGBD n’iront pas au festival d’Angoulême 2026

L’ensemble des syndicats, associations et collectifs d’auteurs et autrices de BD ont annoncé hier que l’appel au boycott pour le festival d’Angoulême 2026 ne pouvait pas être levé. Même si d’énormes progrès ont, enfin, été enregistrés la semaine dernière, il reste bien trop de questions et de problèmes non résolus. Le SNE, syndicat professionnel des plus gros éditeurs, en a donc pris acte et a annoncé à son tour qu’ils ne se rendraient pas à l’édition 2026. On imagine mal comment pourrait se tenir encore un festival crédible, et ce malgré le déni de l’actuelle organisation.

Les États Généraux de la Bande Dessinée s’étaient jusqu’ici tenus à l’écart des appels au boycott, respectant la neutralité nécessaire à l’organisation de leur nouvelle grande enquête auprès des auteurs et autrices. Nous étions cependant en contact avec d’autres organisations d’auteurs et autrices actives sur le sujet.

Les EGBD ont cependant une particularité qui les oblige aujourd’hui à sortir de cette neutralité. Ayant été très actifs dans la précédente tentative de réforme du festival, en 2016, les EGBD s’étaient vu proposer par les pouvoirs publics de siéger dans l’ADBDA, l’Association pour le développement de la bande dessiné à Angoulême, qui avait été créée à l’époque pour réunir les financeurs publics et les autres acteurs du festival. On devait y côtoyer aussi l’association historique et les syndicats d’éditeurs et d’auteurs. C’est au sein de cette même ADBDA, forte de son importante représentativité, qu’a été enfin décidé, lors d’une assemblée générale jeudi dernier, que l’organisation du festival ne pouvait rester entre les mains des responsables du désastre actuel, et qu’une nouvelle manière de faire devait prévaloir pour l’avenir. Les pouvoirs publics ont donc clairement acté la nécessité d’en finir avec l’organisation actuelle, et lancé un processus de création d’une nouvelle gouvernance.

Les promesses des pouvoirs politiques sont claires, à commencer par celle d’y intégrer les auteurs et autrices, et de s’emparer de leurs demandes. Mais elles arrivent bien tard, presque dix ans après la crise précédente, et de trop nombreux mois après les premiers appels à ne pas participer à l’édition 2026. Surtout, ce ne sont que des promesses, ce qui est normal, on ne peut pas tout recréer en quelques jours. Mais les auteurs et autrices qui demandent des changements depuis des années et ont maintenu un bras de fer depuis des mois peuvent-ils se contenter de promesses ?

Enfin, si ces promesses sont très encourageantes, elles n’impliquent pas les organisateurs de l’édition 2026. Franck Bondoux et Delphine Groux, dirigeants contestés, ont annoncé leur retrait, mais cela ne peut pas suffire à rétablir la confiance ? Que veulent dire ces retraits alors que l’un garde le contrôle de l’entreprise organisatrice, 9e Art+ et l’autre, la présidence de l’association historique ?

Jamais cette crise n’aurait dû aller aussi loin. Elle est le résultat d’un mépris plus ou moins général pour ce que demandent beaucoup d’autrices et d’auteurs. C’est malheureux, mais cette crise a fait beaucoup trop de dégâts, et ils ne pourront être réparés que par du concret, non par des promesses.

Les EGBD n’auraient peut-être pas vu de raison suffisante de se positionner après tout cela, surtout vu l’efficacité des autres organisations d’auteurs et d’autrices. Cependant, il y a deux semaines, l’autre représentant des auteurs à l’ADBDA, le SNAC BD, a démissionné pour appuyer sa participation au boycott, laissant les EGBD seuls à y siéger pour les auteurs et autrices. Dès lors, il nous a paru impossible de ne pas nous positionner clairement, en particulier vis-à-vis des pouvoirs publics.

Ces derniers jours, nous avons aussi trouvé que trop de membres de l’ADBDA recommençaient à agir comme si ce n’étaient pas les auteurs et les autrices qui leur avaient forcé la main et forcé le destin du festival. Bien que seul membre auteurs de l’ADBDA, les EGBD ont eu l’impression d’être très peu consultés, comme si les premières décisions fortes prises, et sous prétexte d’urgence, on était déjà en train de reprendre la mauvaise habitude de ne pas se soucier des organisations d’auteurs. Cela ne peut que nous inquiéter.

Pour toutes ces raisons, les États Généraux de la Bande Dessinée ont donc rejoint l’inter-orga auteurs pour signer son dernier communiqué appelant clairement à ne pas aller au festival de la bande dessinée d’Angoulême en 2026.

Ce vendredi, l’ADBDA se réunira pour commencer à travailler sur l’avenir. Comme à leur habitude, les EGBD seront présents de manière constructive. Nous y porterons toutes les revendications des auteurs et autrices. De la réussite de ces premières étapes refondatrices dépend l’existence d’une nouvelle édition du festival d’Angoulême en 2027. Espérons que les pouvoirs publics comme les éditeurs ont, cette fois-ci, bien compris que les auteurs et autrices, avec toutes leurs attentes et leurs opinions diverses, doivent être au cœur de cette refondation. Nous y veillerons.

 

Les États Généraux de la Bande Dessinée

 

 

Enquête auteurs : mobilisons-nous !

 

Retranscription de la vidéo de Denis Bajram, auteur, coordinateur des États Généraux de la Bande Dessinée :

« Chers confrères et consœurs : nous avons un problème. En effet, les États généraux de la bande dessinée ont relancé leur enquête auteur il y a maintenant trois semaines, mais, pour l’instant, nous n’avons atteint qu’un peu plus du tiers de nos objectifs de réponse. C’est TRÈS problématique.

Hélas, nous nous y étions un peu préparé, car nous savons bien que beaucoup d’auteurs et d’autrices sont démobilisés. Déjà parce que la crise qui touche la plupart d’entre nous est très dure. Ensuite parce que nous sommes beaucoup à avoir perdu une partie de nos illusions sur la lutte sociale.

Prenons par exemple le rapport Racine, résultat de l’engagement de nos États généraux de la BD et d’autres organisations d’auteurs, un rapport qui avait suscité beaucoup d’espoir. En ne suivant pas ses conclusions, les pouvoirs publics ont clairement donné l’impression de nous abandonner, hélas.

Mais accepter cela, se résigner à notre sort, ce serait la pire des idées. Soyons clair, répondre à l’enquête auteur des EGBD n’a pas pour but direct de gagner des combats.

Le premier but est de nous connaître nous-mêmes, nous les auteurs et les autrices. Dans cette période complexe, c’est important de pouvoir séparer ce qui est du domaine structurel de ce qui dépend de chacun d’entre nous.

Et, surtout, en comparant les résultats à ceux d’il y a dix ans, nous allons pouvoir étudier les évolutions sur le temps long, et même en déduire les tendances pour notre avenir… en particulier si rien ne devait changer, hélas. Espérons que ces résultats décideront enfin les pouvoirs publics à protéger réellement le futur des auteurs et des autrices.

Attention, si vous n’êtes pas assez nombreux à répondre à l’enquête, certains en profiteront pour en dénigrer les conclusions, soyez-en sûrs. C’est donc vous, aujourd’hui, qui avez les moyens d’empêcher cela. Répondez ! Dites votre vérité ! Dites votre réalité !

Mais surtout, emparez-vous de cette enquête, partagez-la sur les réseaux sociaux, insistez auprès de vos collègues pour qu’ils y répondent, et, si vous faites partie d’une organisation, demandez-lui de se mobiliser pour la cause. Il reste trois semaines pour inverser la tendance, mais soyez-en sûrs : votre futur dépend de votre capacité à vous engager aujourd’hui. »

Grand entretien sur les EGBD 2025

L’émission Twitch On en a gros de l’Atelier virtuel est consacrée aux questionnements des auteurs de BD. Son numéro de septembre accueillait Benoît Peeters, Denis Bajram, Valérie Mangin et le sociologue Sylvain Aquatias pour parler des États Généraux de la Bande Dessinée et, en particulier, de l’enquête auteurs 2025.

 

 

Ouverture de l’enquête auteurs 2025 des États Généraux de la Bande Dessinée

Dix ans après la première édition, les États Généraux de la Bande Dessinée lancent une seconde enquête sur les auteurs et autrices. En effet, ils sont beaucoup à être très inquiets des évolutions de leurs pratiques et de leurs métiers. Il est donc temps de faire un nouveau constat précis de la situation, mais aussi et surtout de savoir ce qui a changé pendant cette décennie, en bien comme en mal.

Ce questionnaire s’adresse aux autrices et auteurs de bande dessinée, qu’ils soient professionnels, amateurs ou étudiants. Les EGBD veulent savoir qui ils sont et comment ils vivent, de la star reconnue mondialement à l’inconnu en devenir. Toutes les pratiques sont évidemment les bienvenues, du dessin au scénario, de la couleur au storyboard, du papier au numérique, de l’album classique au roman graphique en passant par le webtoon.

Ce questionnaire est ambitieux. Y répondre demande une vingtaine de minutes, mais c’est le seul moyen d’avoir un portrait riche et complexe de la communauté des autrices et auteurs de BD. Leur avenir dépend bien sûr de leurs créations, mais aussi de la compréhension que les acteurs économiques, culturels et institutionnels auront, grâce à cette enquête, de leurs pratiques et de leurs situations sociales et économiques.

Afin que personne n’hésite à donner une description parfaitement honnête de sa situation, l’étude a opté pour un formulaire de réponse totalement anonyme. Les EGBD veilleront, comme il y a dix ans, à ce que personne d’autre que des statisticiens n’accède à ces données.

L’enquête sera ouverte jusqu’au dimanche 19 octobre 2025, minuit.

Une première analyse des résultats devrait être présentée en janvier 2026, au moment du festival d’Angoulême. Des focus plus précis seront proposés par la suite.

Les EGBD remercient par avance les auteurs pour le temps qu’ils vont consacrer à remplir ce questionnaire.

Les États Généraux de la Bande Dessinée reviennent en 2025

Dix ans après la première, les États Généraux de la Bande Dessinée vont relancer une nouvelle étude sur la situation économique et sociale des auteurs et autrices de BD. Le bureau de l’association explique le pourquoi et le comment dans l’excellent podcast R2PI.