Interview : « Ces menaces qui pèsent sur la bande dessinée »

Entretien avec Benoît Peeters pour Le Figaro par Aurélia Vertaldi.

Les états généraux de la BD présidés par Benoît Peeters se sont ouverts lors du festival d’Angoulême. Surproduction, paupérisation du métier… Le Figaro revient sur les problèmes qui agitent le neuvième art.

En bande dessinée il y a deux poids deux mesures: « On compte environ 1300 auteurs professionnels de BD en France, dont 1100 dessinateurs», a expliqué le scénariste Benoît Peeters à l’AFP qui préside les États généraux de la bande dessinée ouverts lors du festival d’Angoulême. Or une infime partie d’entre eux, environ une cinquantaine, en vivent correctement les autres ne gagnant généralement même pas le Smic. […]

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Interview : « Les auteurs de BD vivent de façon très précaire »

Entretien avec Benoît Peeters pour L’indépendant par Michel Litout.

Le succès du festival d’Angoulême cache une réalité plus sombre pour les auteurs de bande dessinée. Benoît Peeters, scénariste, revient sur un secteur de l’édition « fragilisé ».

La bande dessinée en France est-elle réellement menacée ?

Benoît Peeters: Artistiquement, la bande dessinée en France n’est pas du tout en crise ni en danger. Elle regorge de talents et d’excellents albums. Par contre la situation du marché et plus précisément des auteurs est elle beaucoup plus problématique, fragilisée. Il y a quelques vedettes qui gagnent très bien leur vie, notamment en vendant des planches originales à des niveaux très élevés, mais à côté, l’écrasante majorité des auteurs vit de plus en plus mal avec un niveau de revenus en dessous du smic. Cette situation est en dégradation accélérée avec une réforme brutale et sans concertation de la retraite complémentaire qui prive les auteurs d’une année à l’autre d’un mois de revenus. Pour ceux qui sont en dessous du smic, alors qu’ils travaillent continûment, ce peut être le coup fatal qui pourrait les conduire à arrêter. Et contrairement aux écrivains, il n’est pas possible aux dessinateurs d’avoir un autre métier en parallèle. La BD c’est aussi un artisanat, c’est extrêmement exigeant en terme de temps et les éditeurs attendent des auteurs, surtout ceux qui font une série, qu’ils publient au minimum un album par an. […]

Interview : « Artistiquement, la BD se porte bien. Économiquement, non. »

Entretien avec Benoît Peeters par Nicolas Gary pour Actualitté.com.

Loin des Bulles où se retrouvait le public, les professionnels s’étaient donné rendez-vous à Théâtre d’Angoulême, pour la présentation des États généraux de la bande dessinée. ActuaLitté avait suivi le rendez-vous en direct, et aujourd’hui, le président de l’association des EG, Benoît Peeters, revient avec nous sur cette grande première.

Il y avait du beau monde, venu apporter son soutien à ce lancement : une vingtaine d’organisations d’auteur, d’éditeurs, société de gestion, ou encore la BnF et le ministère de la Culture. Dans la salle, on attendait un peu plus de monde, peut-être, mais les places encore libres n’étaient tout de même pas très nombreuses. Partis du problème constaté sur la réforme des retraites, que pilote le RAAP, les États généraux veulent maintenant incarner un grand mouvement d’observation du secteur de la bande dessinée. […]

Interview : « Auteur de BD, drôle de métier, mais métier tout de même ! »

Entretien avec Benoît Peeters pour La Croix par Stéphane Dreyfus, réservé aux abonnés

L’auteur des Cités obscures, le scénariste et écrivain Benoît Peeters, préside le 29 janvier la session d’ouverture des états généraux de la bande dessinée, organisée dans le cadre du Festival d’Angoulême. Lancée par le syndicat des auteurs de BD, qui s’inquiètent de leur précarisation croissante, cette initiative doit dresser un tableau de la situation du 9e  art en France.

La Croix : L’attentat contre Charlie Hebdo vient-il souligner l’urgente nécessité de poser les problèmes que rencontre le monde de la BD ?

Benoît Peeters : On pourrait se dire que le choc provoqué rend quasi obscène le combat pour vivre de sa profession à un moment où certains en meurent. Il n’y a pas de proportion entre ces deux événements. Mais cet attentat a mis un coup de projecteur sur notre métier. On s’est rendu compte à quel point le dessin et la caricature faisaient partie de nos vies. […]

Session d’ouverture : le direct video

Une très bonne nouvelle pour ceux qui ne peuvent se rendre au festival d’Angoulême cette année. La session d’ouverture des États Généraux de la Bande Dessinée sera diffusée en direct en streaming video. Elle sera disponible sur la page d’accueil du site du festival vendredi matin dès 10h00.

Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici le teaser réalisé par les équipes du FIBD à l’occasion de la conférence de presse du festival de décembre dernier.

http://youtu.be/rRszAPHz7GQ

Les organisateurs des EGBD profitent de cette occasion pour remercier le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême pour les moyens techniques et humains mis à leur disposition. Merci pour ce remarquable sens du partenariat !

Les partenaires des États Généraux

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www.culturecommunication.gouv.fr www.centrenationaldulivre.fr www.bnf.fr www.sne.fr # www.syndicatbd.org www.citebd.org www.syndicat-librairie.fr www.adabd.com www.sgdl.org www.bdangouleme.com www.conseilpermanentdesecrivains.org www.saif.fr www.adagp.fr www.la-sofia.org www.scam.fr www.ircec.fr

Lancés par les auteurs, les États Généraux de la Bande Dessinée avaient notamment pour but de rassembler le plus possible d’associations, de syndicats et d’institutions, afin de représenter tous les acteurs de la Bande Dessinée, de profiter de la diversité de leurs expériences, d’assurer la transparence et la neutralité des études scientifiques et de réunir les décisionnaires autour de la table pour penser l’avenir.

Nous sommes donc très heureux de vous présenter la liste des partenaires des États Généraux de la Bande Dessinée :

  • le SNE, syndicat national de l’édition
  • le SEA, syndicat des éditeurs alternatifs
  • le SLF, syndicat de la librairie française
  • le SNAC, syndicat national des auteurs compositeurs
  • l’ADABD, association des auteurs de bande dessinée
  • la SGDL, société des gens de lettres
  • le CPE, conseil permanent des écrivains
  • l’ADAGP, société des auteurs dans les arts graphiques et plastiques
  • la SAIF, société des auteurs des arts visuels et de l’image fixe
  • la SCAM, société civile des auteurs multimedia
  • la SOFIA, société française des intérêts des auteurs de l’écrit
  • le RAAP, régime des artistes et auteurs professionnels
  • le FIBD, festival international de la bande dessinée
  • le CIBDI, cité internationale de la bande dessinée et de l’image
  • la BNF, bibliothèque nationale de France
  • le CNL, centre national du livre
  • le Ministère de la Culture, service du livre et de la lecture

Ils seront présents lors de la session d’ouverture du 30 janvier 2015 à Angoulême, pour évoquer les raisons de leur partenariat avec les États Généraux de la Bande Dessinée. Ils répondront aussi aux questions du public lors des deux séquences de débat.

 

Session d’ouverture : le programme

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Voici le programme de la session d‘ouverture des États Généraux de la Bande Dessinée qui se tiendra pendant le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême :

  • Présentation du projet complet des États Généraux de la Bande Dessinée.
  • Exposé des motivations des partenaires par leurs représentants officiels.
  • Présentation du conseil scientifique et de ses membres.
  • Présentation des dix sujets d’études scientifiques pour l’état des lieux de la BD.
  • Présentation du fonctionnement des cahiers de doléances.

Afin de donner dès maintenant la parole à tous, deux séquences de débats sont prévues avec le public présent dans la salle.

Interview : « Auteur de BD: métier en danger »

Entretien avec Denis Bajram pour Zoo par Yannick Lejeune.

Après une lettre ouverte signée par près de 1200 auteurs de BD en juin et un débrayage remarqué au Festival de Saint-Malo, une marche des auteurs est organisée le samedi 31 janvier durant le FIBD à l’initiative du SNAC BD, le syndicat des auteurs. L’objectif ? Sensibiliser l’opinion à la précarisation du métier d’auteur et amener les pouvoirs publics à relancer les concertations sur leur régime de retraite. En parallèle, les premiers États Généraux de la Bande Dessinée se tiendront pour y voir plus clair sur ce secteur. Interview sur ces événements avec Denis Bajram, auteur concerné et militant.

Commençons par la réforme qui a mis le feu aux poudres, celle du régime de retraite complémentaire obligatoire, le RAAP, peut-on en rappeler les grands enjeux ?

Denis Bajram: Jusqu’à maintenant, pour la complémentaire retraite, les auteurs pouvaient choisir leur montant de cotisation forfaitaire en fonction du montant de pension souhaité. Il y avait une première classe assez basse, à la portée de la grande majorité des auteurs, et d’autres plus hautes pour ceux qui souhaitaient profiter plus fortement de ce régime assez favorable. Or, le conseil d’administration du RAAP a annoncé que ce serait désormais 8 % des revenus qui seraient prélevés chez tous les cotisants à partir de 2016. Mathématiquement, c’est un mois de revenu qui va être confisqué du jour au lendemain à tous les auteurs.

Session d’ouverture : les infos pratiques.

FESTIVAL D’ANGOULÊME 2015

session d’Ouverture
des États Généraux
de la Bande Dessinée

Vendredi 30 janvier, de 10h à 12h,
dans la grande salle du théâtre.

Présentation des acteurs et du programme de travail des États Généraux.

INFORMATIONS PRATIQUES

Entrée des professionnels à partir de 9h40
sur présentation du badge du festival.

Entrée du public à partir de 9h50
dans la limite des places disponibles.

Un point presse est organisé au foyer du théâtre à partir de 12h.

Le Théâtre se trouve avenue des Maréchaux, à l’arrière de la place New York.