Enquête auteurs : répondez vite !

0005_EGBD_enquete_auteurs_2Dernière ligne droite. L’enquête auteurs des États Généraux de la Bande Dessinée sera close dans quelques jours seulement, le dimanche 15 novembre 2015. Pour rappel, elle est ouverte à tous les auteurs de Bande Dessinée, professionnels, étudiants ou amateurs. Toutes les réponses comptent, car plus les résultats de cette étude seront nombreux et diversifiés, mieux ils aideront les acteurs économiques, culturels et institutionnels à prendre de bonnes décisions pour tous.

Une version papier. Suite à plusieurs demandes, une version imprimable du questionnaire est disponible à présent en téléchargement PDF. Si vous connaissez des auteurs qui n’ont pas accès à Internet ou auraient eu des problèmes techniques à répondre en ligne, imprimez ce document pour eux et demandez-leur de nous le renvoyer.

Nous comptons sur vous. Les États Généraux vous remercient par avance de diffuser à nouveau ce rappel autour de vous.

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Première enquête : les auteurs

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Les États Généraux de la Bande Dessinée font leur rentrée avec leur première enquête, celle sur les auteurs. C’est en effet leur mobilisation qui a révélé la nécessité de faire un état des lieux.

Ce questionnaire s’adresse à vous, les auteurs de Bande Dessinée, que vous soyez professionnels, amateurs ou étudiants. Nous voulons savoir qui vous êtes, vous la star reconnue mondialement, vous l’inconnu en devenir. Toutes vos pratiques sont évidemment les bienvenues, du dessin au scénario, de la couleur au story-board, du papier au numérique…

Ce questionnaire est ambitieux, et y répondre vous demandera une vingtaine de minutes, mais c’est le seul moyen d’avoir enfin un portrait riche et complexe de votre communauté créative. Votre avenir dépend bien sûr de vos créations, mais aussi de la compréhension que les acteurs économiques, culturels et institutionnels auront de vos pratiques et de vos situations d’aujourd’hui. Vos réponses sont donc extrêmement importantes. Afin que nul n’hésite à donner une description parfaitement honnête de sa situation, nous avons donc opté pour un formulaire de réponse totalement anonyme.

Attention, vous devez avoir répondu impérativement avant le 15 novembre 2015. Mais il serait bien de le faire au plus vite, afin de pouvoir vérifier l’ampleur de votre mobilisation. Les États Généraux comptent aussi sur votre aide pour convaincre tous vos confrères auteurs de faire de même.

Le lien à partager :

Cahiers de doléances : c’est parti !

Les États Généraux de la Bande Dessinée ont proposé dès le départ que de nombreux cahiers de doléances puissent être rédigés par ceux qui voudraient partager leurs expériences, analyses, opinions et propositions.

Comme annoncé à Angoulême, un prototype de cahier et un mode d’emploi sont maintenant disponibles en ligne : http://www.etatsgenerauxbd.org/cahiers-de-doleances/.

Le prototype contient de très nombreux conseils et informations pratiques afin que le travail de rédaction soit le plus aisé possible.

Une équipe d’assistance est dès maintenant à la disposition de ceux qui le souhaitent, afin de résoudre tous les éventuels problèmes techniques ou rédactionnels.

Nous vous donnons la parole, prenez-la !

Débat au Salon du Livre de Paris

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Pendant le Salon du Livre de Paris, le vendredi 20 mars, de 11h30 à 12h30, Salle Nota Bene (A64), les États Généraux de la Bande Dessiné organisent le débat : Où va la bande dessinée ?

Après des décennies de croissance économique, la Bande Dessinée est entrée dans une période d’incertitude. La multiplication du nombre d’albums a fini par provoquer une diminution des ventes de chaque titre, donc de leur rentabilité pour les éditeurs comme pour la plupart des auteurs. Mais la BD est un milieu de passionnés, et tout le monde a pris sur soi.

Une explosion des prélèvements obligatoires sur les auteurs (complémentaire retraite, formation professionnelle, TVA…) menace l’économie de la création à court terme. À moyen terme, ce sont tous les équilibres actuels qui semblent incertains. Quel sera le modèle économique de l’édition numérique ? Comment mieux exporter la BD franco-belge pour ne pas subir la mondialisation, mais en profiter ? Que faire face aux nombreuses attaques contre le droit d’auteur ? Quid de la montée en puissance des géants de l’Internet ?

Des questions qui concernent tout autant les professionnels, auteurs, éditeurs, libraires que le public. En effets, on ne crée pas dans un monde neutre, mais au sein de l’eco-système créatif du moment, voire même en opposition. Quelles conséquences auront les changements annoncés ? Quelle Bande Dessinée lira-t-on demain ?

Avec Benoît Peeters, auteur, éditeur, président des États Généraux, Mathieu Gabella, auteur, représentant le SNAC-BD (Syndicat National des Auteurs Compositeurs) et Benoît Mouchart, directeur éditorial des Éditions Casterman.

Discours d’ouverture

Suite à de nombreuses demandes, voici, en PDF, le discours d’ouverture des États Généraux de la Bande Dessinée prononcé au théâtre d’Angoulême le vendredi 30 janvier 2015 par Benoît Peeters.

Tout est parti, au mois de mai dernier, d’une lettre du RAAP (Régime des artistes auteurs professionnels) annonçant la réforme du régime de retraite complémentaire des auteurs. Peut-être s’agit-il d’une mutation nécessaire à moyen terme, mais en tout cas elle nous est arrivée en pleine figure comme une bien mauvaise surprise. […]

Interview : « Ces menaces qui pèsent sur la bande dessinée »

Entretien avec Benoît Peeters pour Le Figaro par Aurélia Vertaldi.

Les états généraux de la BD présidés par Benoît Peeters se sont ouverts lors du festival d’Angoulême. Surproduction, paupérisation du métier… Le Figaro revient sur les problèmes qui agitent le neuvième art.

En bande dessinée il y a deux poids deux mesures: « On compte environ 1300 auteurs professionnels de BD en France, dont 1100 dessinateurs», a expliqué le scénariste Benoît Peeters à l’AFP qui préside les États généraux de la bande dessinée ouverts lors du festival d’Angoulême. Or une infime partie d’entre eux, environ une cinquantaine, en vivent correctement les autres ne gagnant généralement même pas le Smic. […]

Interview : « Les auteurs de BD vivent de façon très précaire »

Entretien avec Benoît Peeters pour L’indépendant par Michel Litout.

Le succès du festival d’Angoulême cache une réalité plus sombre pour les auteurs de bande dessinée. Benoît Peeters, scénariste, revient sur un secteur de l’édition « fragilisé ».

La bande dessinée en France est-elle réellement menacée ?

Benoît Peeters: Artistiquement, la bande dessinée en France n’est pas du tout en crise ni en danger. Elle regorge de talents et d’excellents albums. Par contre la situation du marché et plus précisément des auteurs est elle beaucoup plus problématique, fragilisée. Il y a quelques vedettes qui gagnent très bien leur vie, notamment en vendant des planches originales à des niveaux très élevés, mais à côté, l’écrasante majorité des auteurs vit de plus en plus mal avec un niveau de revenus en dessous du smic. Cette situation est en dégradation accélérée avec une réforme brutale et sans concertation de la retraite complémentaire qui prive les auteurs d’une année à l’autre d’un mois de revenus. Pour ceux qui sont en dessous du smic, alors qu’ils travaillent continûment, ce peut être le coup fatal qui pourrait les conduire à arrêter. Et contrairement aux écrivains, il n’est pas possible aux dessinateurs d’avoir un autre métier en parallèle. La BD c’est aussi un artisanat, c’est extrêmement exigeant en terme de temps et les éditeurs attendent des auteurs, surtout ceux qui font une série, qu’ils publient au minimum un album par an. […]

Interview : « Artistiquement, la BD se porte bien. Économiquement, non. »

Entretien avec Benoît Peeters par Nicolas Gary pour Actualitté.com.

Loin des Bulles où se retrouvait le public, les professionnels s’étaient donné rendez-vous à Théâtre d’Angoulême, pour la présentation des États généraux de la bande dessinée. ActuaLitté avait suivi le rendez-vous en direct, et aujourd’hui, le président de l’association des EG, Benoît Peeters, revient avec nous sur cette grande première.

Il y avait du beau monde, venu apporter son soutien à ce lancement : une vingtaine d’organisations d’auteur, d’éditeurs, société de gestion, ou encore la BnF et le ministère de la Culture. Dans la salle, on attendait un peu plus de monde, peut-être, mais les places encore libres n’étaient tout de même pas très nombreuses. Partis du problème constaté sur la réforme des retraites, que pilote le RAAP, les États généraux veulent maintenant incarner un grand mouvement d’observation du secteur de la bande dessinée. […]

Interview : « Auteur de BD, drôle de métier, mais métier tout de même ! »

Entretien avec Benoît Peeters pour La Croix par Stéphane Dreyfus, réservé aux abonnés

L’auteur des Cités obscures, le scénariste et écrivain Benoît Peeters, préside le 29 janvier la session d’ouverture des états généraux de la bande dessinée, organisée dans le cadre du Festival d’Angoulême. Lancée par le syndicat des auteurs de BD, qui s’inquiètent de leur précarisation croissante, cette initiative doit dresser un tableau de la situation du 9e  art en France.

La Croix : L’attentat contre Charlie Hebdo vient-il souligner l’urgente nécessité de poser les problèmes que rencontre le monde de la BD ?

Benoît Peeters : On pourrait se dire que le choc provoqué rend quasi obscène le combat pour vivre de sa profession à un moment où certains en meurent. Il n’y a pas de proportion entre ces deux événements. Mais cet attentat a mis un coup de projecteur sur notre métier. On s’est rendu compte à quel point le dessin et la caricature faisaient partie de nos vies. […]